chinois · Transversal

Zhixing heyi

知行合一 (zhīxíng héyī)

L'« unité de la connaissance et de l'action » : pour Wang Yangming, savoir vraiment, c'est déjà commencer à agir, et agir jusqu'au bout, c'est l'accomplissement du savoir. Un savoir qui n'agit pas n'est pas encore un vrai savoir, seulement une opinion ; les deux ne sont pas deux étapes successives mais un seul et même effort. (Le confucianisme n'a pas d'entrée propre dans la nomenclature : ce terme y est classé comme transversal.)

Knowledge is the beginning of action and action is the completion of knowledge. Learning to be a sage involves only one effort. Knowledge and action should not be separated.
Wang Yangming, Instructions for Practical Living (Chuanxilu 傳習錄), § 26. Columbia University Press, 1963 · trad. Wing-tsit Chan

« Knowledge is the beginning of action and action is the completion of knowledge » — la connaissance est le commencement de l’action, l’action l’achèvement de la connaissance. En une phrase, Wang Yangming défait l’évidence qui voudrait qu’on connaisse d’abord et qu’on agisse ensuite. « Apprendre à devenir un sage ne demande qu’un seul effort. Connaissance et action ne doivent pas être séparées. »

L’exemple qu’il donne est têtu : on ne peut pas dire qu’un homme connaît la piété filiale s’il ne la pratique pas. Le savoir authentique porte déjà en lui son commencement d’acte, comme l’envie de goûter un mets est déjà le début du fait de le manger. Ce qui n’agit pas n’a pas encore atteint le rang de savoir : c’est de l’information sur le bien, pas la connaissance du bien.

Ce savoir-là, c’est le savoir inné, qui sait le juste à l’instant où l’intention se forme dans le cœur-esprit (xin). Le séparer de l’action, c’est le laisser se voiler ; le suivre, c’est l’étendre. L’unité n’est donc pas une thèse théorique, mais la forme même de l’effort moral.

L’unité de la connaissance et de l’action n’est pas une séquence où l’on connaîtrait d’abord pour agir après : Wang refuse précisément cet ajournement qui permet de « savoir » sans rien changer. Elle n’est pas non plus un intellectualisme : la connaissance n’est pas complète tant qu’elle reste dans la tête. Savoir et faire sont les deux versants d’un seul geste.

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